Ennio s'en est allé ...


photo Ennio Morricone

Le compositeur italien Ennio Morricone, l’homme aux 500 musiques de film, est mort à l’âge de 91 ans. Il « s’est éteint à l’aube du 6 juillet avec le réconfort de la foi », a annoncé dans un communiqué l’avocat et ami de la famille Giorgio Assumma, cité par les médias italiens. Il est resté « pleinement lucide et d’une grande dignité jusqu’au dernier moment », affirme le communiqué.

Le maestro italien est mort dans une clinique romaine des suites d’une chute. Il s’était brisé le fémur il y a quelques jours, écrit l’agence de presse ANSA.

L’hommage de la classe politique italienne a été unanime. « Nous nous souviendrons pour toujours et avec une reconnaissance infinie du génie artistique du maestro Ennio Morricone. Il nous a fait rêver, il nous a émus et fait réfléchir, écrivant des notes inoubliables qui resteront pour toujours dans l’histoire de la musique et du cinéma », a réagi sur Twitter le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte.

« Ennio Morricone l’empereur de la musique au cinéma, un harmonica, des rythmes, mélodies, instruments inattendus, des trilles, 3 notes faciles à retenir, la prodigalité de ses partitions », a réagi sur Twitter Gilles Jacob, ancien directeur du Festival de Cannes.

Né à Rome en 1928, trompettiste de formation comme son père, diplômé en composition et direction d’orchestre, Ennio Morricone se destinait au départ à la musique contemporaine et participait au groupe d’improvisation Nuova Consonanza. Mais, faute de succès, il s’était orienté à la fin des années 1950 vers une carrière d’arrangeur de variété pour la télévision et la radio.

Trouvant les musiques de films italiens médiocres et mièvres, il veut les renouveler et imposer un style plus « américain ». Il compose en 1961 sa première bande originale pour le film Il Federale (Mission ultra-secrète en France) de Luciano Salce avant que Sergio Leone, qu’il connaissait depuis l’enfance pour avoir fréquenté le même collège, le choisisse, poussé par ses producteurs, pour écrire la bande-son de Pour une poignée de dollars (1964). Suivront Le Bon, la Brute et le Truand (1966), Il était une fois dans l’Ouest (1968).


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Commentaires
Vincent le 2020-10-08 13:48:14
Magnifique


Alexandre le 2020-10-08 08:11:38
Très interressant!


Michael le 2020-10-08 08:07:40
Une belle aventure !!